Une colonisation extrême à quelques kilomètres de Gaza
Depuis trois semaines, une organisation israélienne extrémiste, Nachala, a installé un campement temporaire à trois kilomètres de la bande de Gaza. Ce site, qui pourrait devenir un avant-poste permanent, est le point de départ d’un projet plus vaste : la recolonisation de l’enclave palestinienne. Ce développement soulève des questions importantes, tant sur le plan politique que sur celui des droits humains.
Un campement installé en quelques heures
Le 15 octobre 2026, des militants de Nachala ont construit en quelques heures un avant-poste dans la forêt de Simhoni, à proximité de Gaza. Ce campement, composé de mobil-homes et de tentes, abrite une vingtaine de familles. L’objectif est clair : établir une présence permanente dans la bande de Gaza, un territoire qui, selon les militants, est désormais « prêt pour être colonisé ».
Une idéologie qui s’affirme
L’organisation Nachala, bien connue pour ses actions extrêmes, a déjà établi des avant-postes dans la Cisjordanie. En 2024, un de ses camps, nommé « Evyatar », a été légalisé par le gouvernement israélien, malgré son illégalité selon le droit international. Cette fois, le camp de Simhoni n’a pas reçu d’autorisation officielle, mais les militants affirment leur intention de persévérer.
Le gouvernement israélien divisé
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est toujours opposé à la recolonisation de Gaza, préférant un contrôle sécuritaire. Cependant, ses ministres, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, soutiennent clairement l’idée d’une colonisation de l’enclave. Cette division au sein du gouvernement israélien pourrait avoir un impact décisif sur l’avenir de la bande de Gaza.
Une menace pour les Palestiniens
L’installation de ce campement représente une menace réelle pour les Palestiniens. Selon Hagit Ofran, de l’ONG Peace Now, le gouvernement israélien a créé les conditions pour une colonisation de Gaza. « Le territoire est désormais vide et prêt pour être colonisé », explique-t-elle. Cette situation pourrait entraîner des déplacements forcés et une perte de souveraineté pour les Palestiniens.
Des sanctions européennes et une pression internationale
L’organisation Nachala est sanctionnée huit fois par l’Union européenne pour ses actions illégales. Elle est accusée de faciliter le déplacement forcé des Palestiniens. Malgré cela, le mouvement continue d’agir, soutenu par des figures politiques israéliennes d’extrême droite.
Un avenir incertain
L’avenir de ce campement dépendra du prochain gouvernement israélien, qui se formera après les élections législatives du 27 octobre 2026. Le camp de Netanyahu, composé de la droite et de l’extrême droite, a obtenu 53 sièges, contre 48 pour l’opposition centriste. Cette victoire pourrait signifier une ouverture à une colonisation plus large de Gaza.
Une communauté en mouvement
Les militants de Nachala utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir leur projet. Des images de leur quotidien, de leurs activités manuelles, de leurs repas et même de leurs festivités nocturnes sont régulièrement partagées. Ces publications visent à attirer des sympathisants et à montrer que leur présence est stable et durable.
Une situation à suivre de près
La situation à Gaza est complexe et fragile. L’installation de ce campement temporaire pourrait être le prélude à une colonisation plus large. Les Palestiniens, les organisations de défense des droits humains et les pays occidentaux surveillent de près les développements. L’avenir de la bande de Gaza dépendra des choix politiques à venir.
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Source : France 24 - FR